100 ans de Foire de Bourges par Roland Narboux

Au lendemain de la Grande Guerre

La Foire aux Automobiles

1920 : au lendemain de la Grande Guerre, alors que la ville de Bourges s’est donnée un nouveau maire, Henri Laudier, apparait la première foire moderne, début juillet 1920, à la Halle au Blé. C’est alors une « Foire aux automobiles », une reprise de ce qui s’était déjà fait en 1908.

L’année suivante, Henri Laudier veut frapper un grand coup et la Ville organise une grosse Foire commerciale et industrielle, toujours à la Halle au Blé et ce, malgré les réticences des nombreux commerçants locaux.  La Foire fut un grand succès.

Période de l’entre-deux guerres

La Foire dans la Halle aux blés

La Foire monte en puissance… Le point central se situe à la Halle au Blé mais elle déborde aussi Place de la Nation. Au fil des années, le Comité de la Foire mis en place en 1922, lance des animations dans divers lieux de la ville : l’Ecole des Beaux-Arts, la place Cujas, la place Séraucourt, mais aussi dans des lieux improbables comme des terres agricoles pour des démonstrations ou concours agricoles.

La Foire est aussi utilisée pour des évènements marquants de la ville. Ainsi l’inauguration de la Poste rue Moyenne se déroule durant la Foire, tout comme celle du « Parc des Prés-Fichaux » pour reprendre le vocabulaire de 1930, deux grands moments intégrés dans le programme de la Foire.

Les grands personnages de cette période de l’entre-deux guerres sont très actifs dans la cité. Elus, banquiers, érudits ou hommes d’affaires sont à la base de toutes les initiatives.

Cela explique par exemple les liens entre la Foire et l’aviation. En effet, l’édition 1928 de la Foire se présente comme semblable aux années précédentes, et pourtant elle va entrer dans l’Histoire locale car c’est le dernier jour de cette IXème Foire, le dimanche 1 er juillet, que se déroule l’inauguration de l’Aéroport de Bourges et de l’Ecole Hanriot, prélude à l’industrie aéronautique qui s’est poursuivie avec Aérospatiale et MBDA aujourd’hui.

Et c’est à la Foire que les Berrichons découvrent la machine à laver, l’aspirateur, les machines à écrire ou … la banque Hervet.

La Foire au Parc Saint-Paul

Dès 1932, les élus constatent que la Foire est vraiment trop à l’étroit, alors il faut la déplacer et c’est ainsi que l’édition de la XIème Foire s’implante au Parc Saint-Paul, sur une surface de 2,5 hectares.

Jusqu’en 1939, c’est l’euphorie, Henri Laudier est toujours maire et il est aidé par Edmond Jongleux, l’érudit berruyer du XXème siècle. La population adhère totalement à la Foire qui est un des grands moments de l’année.

Sur le plan commercial, on y trouve une variété de produits qu’il n’était pas possible de trouver ailleurs et certaines sociétés berruyères de l’époque sont toujours présentes près d’un siècle plus tard : Monin, Rosières, Aubrun, Dactyl-Buro….

Cette manifestation commerciale se caractérise par la venue de ministres car Laudier a ses entrées à Paris. La Foire de 1938 est inaugurée par le Président de la République, Albert Lebrun.

Et celle de juin 1939 a tout juste fermé ses portes que la guerre éclate… En conséquence, la Foire de 1940 n’aura pas lieu à la date habituelle, la ville est occupée par les allemands… Et pas de Foire non plus en 1941, 1942, 1943, 1944 et 1945.

La difficile renaissance de l’après-guerre

La première Foire de l’après-guerre se déroule en juin 1946 dans la précipitation car le Parc Saint-Paul a été utilisé pendant l’Occupation et a subi des dégradations. Mais la Foire, modeste, se passe bien et c’est un renouveau.

L’année suivante, 1947, la Foire connait un gros succès avec 30 000 visiteurs les 2 premiers jours mais on sent le manque d’argent ; les entreprises du secteur des industries militaires sont alors en grave difficulté.

De 1949 à 1954, la Foire exposition a un sous-titre : « le Salon de la machine agricole », car Bourges et le Berry, sur le plan géographique et économique, sont encore une région agricole.

1950, c’est la 25ème Foire, et toujours la même affiche tricolore. L’arrivée de la course Paris-Bourges est intégrée à la Foire. Du théâtre, des concerts et des retraites aux flambeaux avec fanfare sont les principales animations de la Foire. Le prix d’entrée passe à 50 francs et le livret est désormais vendu 20 francs.

Depuis les années 1950, le nombre moyen d’exposants est de 360 avec des pointes à 400. Quant au nombre de visiteurs, il atteint approximativement une moyenne de 65 000 personnes ; le point culminant fut 94 000 entrées en 1947.

En 1954, la Foire est inaugurée par un Secrétaire d’Etat au commerce sortant, Raymond Boisdé, qui fut ensuite Maire de Bourges à partir de mars 1959 pour 3 mandats.

Il y eut aussi des années fastes pour la Foire, comme l’édition 1955 avec la venue du Président du Conseil Edgar Faure, et d’un ministre, Monsieur Jacquet, venu clôturer cette même édition.

Durant les dernières années de la 4ème République, ce sont les 30 glorieuses, pas de chômage et une frénésie d’achat, d’autant qu’à Bourges arrivent ou se développent les Etablissements militaires, Nord Aviation et Michelin. C’est alors l’euphorie en termes de pouvoir d’achat, les salaires sont intéressants et seule la « guerre » d’Algérie reste une tragédie. Bourges voit passer quelques maires de transition comme Cothenet, Sallé ou Mallet.  Edmond Jongleux ayant pris sa retraite, l’organisation générale de la Foire passe alors entre les mains de Robert Verglas.

Raymond Boisdé et « sa » Foire

L’avènement de la Vème République en 1958 correspond à l’arrivée aux affaires de la Ville de Bourges du député Raymond Boisdé qui est élu maire début 59.

C’est son adjoint René Ménard qui va alors s’occuper de la Foire qui fonctionne bien. On note environ 350 exposants chaque année qui viennent de plus de 30 départements, et côté visiteurs, ce sont 80 000 visiteurs qui se pressent au Parc Saint-Paul certaines années.

Anecdote peu connue, entre 1956 et 1957 on passe de la 31ème à la 38ème Foire de Bourges… pour faire comme les autres grandes Foires qui ont intégré les années de guerre dans le décompte de leurs éditions. Certaines villes l’avaient fait, pourquoi pas nous ? Voilà pourquoi nous commémorons en 2019 la 100ème édition.

Encore des ministres à la Foire

et un chanteur très célèbre aujourd’hui…

C’est à nouveau le temps des inaugurations par les ministres car, comme Laudier et sans doute plus encore, Raymond Boisdé a ses entrées au gouvernement. C’est ainsi qu’en 1961 il présente un grand jeune homme dont il dit :

« C'est le secrétaire d'Etat aux Finances : il s'agit du dénommé Valéry Giscard d'Estaing ».  Avec ce ministre, il parcourt les stands et Boisdé se fait visionnaire dans son discours :

« Valéry Giscard d'Estaing est un homme d'une grande compétence, malgré sa jeunesse, un très grand talent, qui fera une éblouissante carrière au sommet de notre pays, telle qu'il l'a déjà commencée et qu'il est très loin d'avoir terminé... Je me félicite que ce soit un homme de cette taille, car il est très grand, qui vienne inaugurer notre foire ».

Et cette année 1961 est un « festival » de surprises puisque quelques jours après le passage du futur Président de la République, un jeune chanteur se produit sur le podium, il est totalement inconnu de la population berruyère et pourtant ils sont 1500 teenagers à venir l’écouter et lui faire une ovation : c’est Johnny Hallyday qui commence sa carrière, à la grande surprise des élus et adultes de la cité…

Pendant plusieurs éditions, les ministres vont se bousculer pour venir inaugurer la Foire de Bourges : Jacques Maziol puis Marc Jacquet, mais aussi Louis Joxe et Chaban Delmas, alors que, côté musique, les Frères Jacques ont remplacé Johnny, en 1964. L’année suivante, Maurice Herzog, en profite pour poser la première pierre du centre nautique pendant la Foire.

Les Foires de 1968 vers la 50ème

La Foire de 1968 est organisée de justesse, elle a « eu chaud » cette 49ème Foire de Bourges qui ouvre ses portes le samedi 22 juin 1968 alors que la France commence à sortir de la « petite révolution ». Elle était prévue fin juin et les préparatifs montent en puissance les deux derniers mois, en pleine grève générale pendant laquelle l’activité d’une partie du pays et de Bourges est quasi arrêtée.

Pour la 50ème édition, pas de ministre ; nous sommes au début de juin 1969 et le Président Charles De Gaulle, battu au référendum du 27 avril, a quitté le pouvoir.

L'élection présidentielle française de 1969 se déroule au suffrage universel direct. Le premier tour a lieu le 1ᵉʳ juin et le second le 15 du même mois, c’est à dire le jour de clôture de la Foire.

Début des années 70 : la Foire est le lieu où l’on se rend pour faire de gros achats, il faut « profiter des prix Foire » et surtout pouvoir comparer les prix des articles plus ou moins identiques. Car il n’y a pas d’autres grandes surfaces. Carrefour est arrivé en 1969 certes mais rien encore ne s’est implanté route de la Charité.

Raymond Boisdé en perte de vitesse

De 1974 à 1977 inclus, de la 55ème à la 58ème  Edition, c’est le même visuel qui sert de communication à la Foire. Le livret-programme, un temps abandonné puis ré-édité, arbore un Jacques Cœur stylisé et cela va durer pendant plusieurs années. Même si « Notre Jacques Cœur » est le personnage emblématique de la ville, il y a comme un manque d’imagination de la part du Comité d’Organisation et des élus, Maire en tête.

D’ailleurs les discours de Raymond Boisdé sont alors assez fades.

Ainsi en 1974, il écrit « La Foire est une fête », et poursuit :

« Les ombrages, la rivière, les grandes allées et les grands plateaux permettent à une foule toujours aussi nombreuse d’évoluer de stand en stand, de découvrir et admirer des nouveautés, des progrès et des réussites, et d’utiliser ainsi son pouvoir d’achat avec le maximum de sécurité ».

L’année suivante, Boisdé se ressaisit, son discours dans le livret de la Foire est d’une teneur à la fois surprenante et nouvelle. Ingénieur et homme politique depuis longtemps, il est alors en difficulté avec une partie de la population sur l’affaire SOS Cathédrale.

A la Foire, c’est le temps des grandes vedettes de la chanson de l’époque : Serge Lama, Annie Cordy, Les Compagnons de la Chanson, Marcel Amont ou Dave sont programmés d’année en année.

Changement de couleur à la mairie et… à la Foire

Les élections municipales arrivent et après une scission à droite, laquelle était majoritaire à Bourges, c’est finalement la gauche de Jacques Rimbault qui l’emporte au second tour en mars 1977.

Le discours du nouveau Maire communiste est très politique et, s’il salue la 58ième Foire de Bourges « qui reflète à sa manière l’activité générale de Bourges », on sent bien durant ces premiers mois une réelle méfiance vis à vis des commerçants qui n’avaient pas trop voté pour sa liste…

Aussi, évoque-t-il assez vite les problèmes du moment. Nous sommes en 1977 et le Maire de Bourges écrit dans le livret de la Foire : « … sur la crise globale, avec toutes ses conséquences : le chômage, en particulier celui des jeunes, l’inflation, la hausse des prix et des services, la baisse du pouvoir d’achat, et donc des chiffres d’affaire. »

Puis il est encore dans la campagne électorale : «… les problèmes locaux viennent d’une certaine politique de prestige dont on n’avait pas les moyens. Il se pose aujourd’hui un nécessaire retour au réalisme, aux réalités concrètes… il faut aussi prendre en compte le social, l’humain, la démocratie et donc la participation la plus large ». Et il termine par un « La situation ne peut continuer ainsi », ce qui jette un froid dans les allées de la Foire Exposition.

1979, c’est la 60ème édition et les Foires à thème

À partir du milieu des années 1980, sous l'impulsion de Jacques Rimbault, la zone de la Foire évolue avec la construction du Palais des Congrès qui deviendra une grande salle de spectacles, puis le Muséum s’implante dans l’enceinte du parc et enfin le Pavillon d’Auron.

La Foire poursuit son chemin, toujours au Parc Saint-Paul, accueillant 400 exposants et des animations très classiques, faisant toujours appel à des artistes comme Alan Stivell ou Au Bonheur des Dames, sans oublier Thierry Le Luron. Il faut dire que cette année 1977 correspond à l’arrivée du Printemps de Bourges et de son créateur, Daniel Colling.

La nouvelle municipalité confie la Foire à un adjoint, Joël Chavanaz, qui prend en main les évolutions nécessaires. Force est de constater qu’au début de ce mandat, les relations entre le Maire communiste et les commerçants ne sont pas très bonnes mais cela s’améliorera au fil des années, Jacques Rimbault étant réélu par deux fois Maire de Bourges au premier tour !

Bientôt la Foire se cherche et c’est alors la fin des vedettes de la chanson remplacées chaque année par un thème : « les collectionneurs » ou « l’Aéronautique » ou encore « le jouet », « le cirque » etc … Sans doute sous l’impulsion de Marguerite Renaudat, Maire-adjointe, l’idée de coupler la Foire avec un grand salon très technique fait son chemin et c’est ainsi que va naître le SIRITT, Salon Interrégional de l’Innovation et des Transferts de Technologies.

On assiste alors à la construction d’un vaste hall appelé "Pavillon", comportant sur 4 piliers métalliques dans une architecture moderne et audacieuse, un rez-de-chaussée de 2 000 m2, un étage de 2 500 m2 et une mezzanine de 1100 m2. L'objectif affiché est de "permettre des animations permanentes au Parc Saint-Paul et notamment la mise en place d'une véritable vitrine technologique et économique, une sorte de SIRITT permanent dont la ville a besoin".

La recherche alliée à la technologie

Député-Maire de Bourges et Conseiller Général, Jacques Rimbault évoque la 65ème Foire-Exposition Nationale de Bourges, nouvelle appellation, en parlant de productique, télématique, vidéocommunication, qui sont les thèmes sous lesquels est lancée la Foire avec le SIRITT qui prend place dans le nouveau Hall des Congrès.

Le Maire pense avoir trouvé la martingale pour que la Foire se renouvelle et cela va effectivement durer plusieurs années, car après le SIRITT, il y aura le SIRITT 2 ou encore le SIRITT jeune. C’est ainsi que les jeunes écoliers et lycéens viendront au SIRITT et donc à la Foire-exposition. Puis le SIRITT se déconnectera en passant de juin à l’automne.

La Foire à thèmes reprend ses droits. En 1988 le Premier Congrès des Automates fut un grand moment. Par la suite, ce sont des retours aux sources comme le thème de la Comédie en 1989 pour la 70ème Foire.

Il faut sans cesse trouver des idées, et c’est ainsi que la Foire décentralise comme autrefois certaines animations ou expositions au Palais Jacques Cœur. C’est Daniel Lejeune qui met en place une exposition sur « Jacques Cœur et les épices », alors que le fac-similé des Très Riches Heures du Duc de Berry est présenté au public.

Malade depuis deux ans, le maire Jacques Rimbault décède en fonction le 19 mai 1993. Jean Claude Sandrier devient maire de Bourges dans des conditions difficiles, à deux ans d’une échéance électorale municipale.

 

Les changements de structure de la Foire

En 1994, la 75ème édition de la Foire présente « le Salon des inventeurs » ; ça ne s’invente pas !

Et 1995 voit l’élection de Serge Lepeltier à la tête de la Ville de Bourges

Les années suivantes se font sans changement majeur en ce qui concerne le lieu et la partie commerciale de la Foire traditionnelle.

Serge Lepeltier, le nouveau Maire, s’appuie sur le Comité des Foires que préside Guy Ducros.

Alors que le commerce en centre-ville commence à souffrir, que la périphérie déborde de magasins toujours plus grands, la Foire poursuit son chemin, cherchant des idées nouvelles ainsi qu’une structure juridique différente.

C’est alors que le Maire décide de confier cette grande manifestation, après appel d’offre, à une société spécialisée, la GESTEM, sous forme d’une délégation de service public.

De 2002 à 2003, la Foire reprend une vitesse de croisière. Le maire laisse la Gestem collaborer avec le Comité des Foires qui entoure Guy Ducros, et il fait confiance à ses adjoints, Jean-Marie Nunez puis Andrée Depond qui disparaît en 2002.

 

L’arrivée d’un nouveau délégataire : Daniel Colling

Si le Berrichon affectionne toujours « sa Foire », il faut autre chose pour attirer d’autres populations plus jeunes, et c’est là que se situe alors l’un des temps forts de l’existence de la Foire avec l’arrivée de la Sté Coulisses en 2003, la société dirigée par Daniel Colling, fondateur du Printemps de Bourges, sous forme d’une délégation de service public. La Sté « Jeanne & Louis Productions » succèdera en 2015 à Coulisses mais avec le même patron et la même équipe. Seuls le nom et la structure juridique changent.

Depuis, la Foire de Bourges continue sous la houlette de Daniel Colling qui s'est entouré depuis le début de la délégation d'une équipe forte à la direction de laquelle Patrick Ponchon (qui était déjà directeur adjoint sous la Gestem). Faisant preuve d'imagination, Daniel Colling et son équipe réussissent à redonner un peu de vigueur à ce grand événement commercial.

Et les noms du Parc des Expositions changeront, tout comme la signalétique. Le site s'appellera "Les Rives d'Auron" et les noms de tous les halls et des salles seront une déclinaison de ce nom principal : le Plateau d’Auron, le Palais d’Auron, le Quai d’Auron etc…

Autour de l’équipe, le sympathique président du Comité des Foires, Guy Ducros, se donne avec beaucoup de détermination dans cette aventure commerciale, avant de laisser ce poste à Marie-Claude Bidaud.

La Direction de la Foire s’interroge : comment dynamiser cette manifestation bientôt centenaire alors que le commerce local évolue d’une manière considérable, voyant l’installation en périphérie de Bourges de deux zones commerciales le long des grands axes que sont la Route de La Charité et celle de Saint-Doulchard ?

Si cela commence à nuire au centre-ville, chacun se demande comment la traditionnelle Foire peut réagir.

Et celle-ci a réagi ! elle propose des thèmes pays très attractifs, elle joue le jeu de la convivialité, de la proximité et elle privilégie la qualité en termes d’exposants et de produits présentés.

Enfin, pour attirer une population nombreuse et variée, il faut installer des stands très divers, mais aussi une bonne gastronomie, et on comptera parfois jusqu’à 6 restaurants avec chacun une offre différente…

Une question se pose à cette époque : que faire avec les expositions de voitures, c’est à dire le salon local de l’Auto ? les organisateurs chercheront des solutions : Plateau d’Auron, puis installation place Séraucourt, puis retour dans les Rives d’Auron, et enfin dispersées un peu partout au cœur de la Foire…

Les grandes expositions de prestige

C’est à cette même époque qu’apparaissent de grandes expositions, de très haut niveau, orientées sur des pays ou de grands thèmes culturels : le Trésor de Toutankhamon, la Chine et les soldats de Xian ou l’Or des Incas.

Parfois, ce sont des thèmes plus modestes et néanmoins attrayants et réussis sur des destinations tels le Québec, la Thaïlande, le Brésil, New-York, la Russie ou l’Irlande.

Pascal Blanc, Maire de Bourges en 2014, gardera le même délégataire, à la suite d’un appel d’offres bien sûr. La Sté Jeanne & Louis Productions continue donc son chemin d’organisatrice et productrice de la Foire de Bourges…

Vers une centième édition délicate

Pour s’adapter aux nouveaux modes de consommation et à l’implantation des grandes surfaces (notamment automobiles) en périphérie, Daniel Colling et son équipe réfléchissent à l’évolution de la Foire. C’est ainsi qu’ils décident en 2016 de la concentrer dans le temps (5 jours au lieu de 9) et dans l’espace (le Plateau d’Auron est désormais réservé à du parking absolument nécessaire pour les visiteurs). Mais la Foire reste invariablement gratuite.

Des tentatives sont faites pour dynamiser la Foire et renouveler son offre : un pôle nouvelles technologies, un marché aux puces, un espace Créateurs et artisans ou encore aujourd’hui une Galerie Tendances…

Les atouts de la Foire de Bourges sont encore importants, car elle est située en centre-ville, ce qui est très positif pour la population qui peut venir à la Foire et ensuite « faire la rue Moyenne jusqu’au centre commercial Avaricum ». C’est encore et toujours un lieu mythique, un espace de promenade et de convivialité, les plus anciens se retrouvent, les plus jeunes découvrent, pourvu qu’ils soient curieux…

Que trouver à la Foire ? tout ou presque, des volets, des canapés, des lits, des tondeuses à gazon, des tracteurs, des échelles, des bijoux, des vêtements, du maquillage, des poêles ou encore des voitures, des spas, des piscines…

La Foire de Bourges a retrouvé un certain souffle ces dernières années, elle compte toujours environ 300 exposants, avec une forte proportion de commerçants qui reviennent, preuve qu’ils font encore « des affaires ». Elle s’installe toujours sur 10 000 m2 de surface de vente et les parkings, animations, restaurants contribuent toujours à sa dynamique et sa convivialité.

Sa gestion par Jeanne & Louis Productions donne satisfaction à la municipalité et au public, avec un triumvirat composé de Daniel Colling, Patrick Ponchon, Tina Poulizac et leur équipe technique et commerciale.

Et nous voilà arrivés à la centième !

2019 : une grande exposition-événement «100 ans d’objets» est créée tout spécialement pour ce centième anniversaire par Jeanne & Louis Productions, en partenariat avec la Ville de Bourges.  Elle s’adresse à toutes les générations et va attirer à la Foire, sans aucun doute, un public nombreux et varié.

 

Bon anniversaire à la Foire de Bourges !!

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